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Musicales de l'Ouille Allègre - Concert par l'Ensemble La Piémontoise

Jeudi 6 août 2026 Horaires de représentation de 20h30 à 22h.

Eglise Notre-Dame de l'Assomption - Bonneval sur Arc

Plein tarif : 18 €, Tarif réduit : 14 € (Étudiants, jeunes - 18 ans, demandeurs d'emploi, adhérents.).



Gratuit pour les moins de 12 ans.

L’Ensemble La Piémontoise vous propose de plonger dans la musique en trio de Telemann et, en parallèle de découvrir quelques compositeurs italiens de son époque qui ont pu l’influencer ou au contraire le conforter dans sa propre manière de composer.
Dans le monde musical européen du XVIIIe siècle la musique italienne était particulièrement à la mode avec ses opéras et ses mélodies chantantes, sa virtuosité débridée, ses sonates en quatre mouvements dérivés de la « sonata da chiesa » (souvent : adagio, allegro, adagio, allegro).

En Allemagne, G.PH. Telemann et ses deux célèbres collègues et amis J.S. Bach et G.F. Haendel ont exploré tous les styles en vogue à leur époque, chacun selon sa personnalité : les nombreux opéras italiens de Haendel et de Telemann rendront ces deux derniers célébrissimes dès leur vivant. Tous ont écrit des suites à la française, des sonates et des concertos à la manière italienne ; les transcriptions de Bach d’après Vivaldi, ont contribué à ressusciter Vivaldi après un siècle d’oubli.

Pour ce concert nous avons choisi deux « Sonate a tre » de Telemann, trios où chacun des instruments a une partie indépendante et dont l’écriture est souvent polyphonique et virtuose. Le trio qui ouvre le concert est en quatre mouvements : Dolce, Allegro, Largo, Allegro. L’influence italienne est présente principalement dans les deux allégros qui demandent une grande virtuosité de la part de la flûte et de la viole de gambe. L’écriture du premier allegro est très proche de celle de Vivaldi alors que le dernier sonne un peu comme une gigue irlandaise.

Les compositeurs italiens au programme, originaires de différentes villes, se sont côtoyés d’une manière ou d’une autre : un fil conducteur les lie tous les trois.

Francesco Mancini a été compositeur et organiste à la Chapelle Royale de Naples, au côté d’Alessandro Scarlatti (père de Domenico) qu’il a fini par remplacer dans sa charge de Premier Maestro. Il a composé des nombreux opéras et l’écriture de ses pièces instrumentales est très vocale. La sonate que nous avons choisi pour ce concert (Amoroso, Allegro, Largo, Allegro) en est un bel exemple avec son « cantabile » aux couleurs très napolitaines et sa virtuosité.

Giovanni Platti, comme D. Scarlatti, a été élève à Venise de F. Gasparini qui lui, à Rome, avait été élève d’A. Corelli. À Venise il a certainement côtoyé Vivaldi à l’Ospedale della Piétà et puis il a émigré en Allemagne où il a contribué à diffuser la musique italienne de son temps. Au programme, une sonate pour flûte et basse continue : Pastorale, Non tanto Adagio, Allegro assai

La vie de Francesco Geminiani est un exemple de l’ambiance cosmopolite de son époque. Élève de A. Corelli et d’A.Scarlatti, il part en Angleterre où il passe la plupart de sa vie et fréquente G.F. Haendel, également résident à Londres. Après avoir séjourné à plusieurs reprises à Paris et en Hollande, il finit sa vie à Dublin.

Violoniste, il transcrit, pour concerto grosso, des sonates pour violon, compose de nombreux recueils de pièces pour son instrument et des méthodes sur la manière de jouer, très utiles à la compréhension du style de son époque. À Paris, il compose et fait éditer ses pièces pour clavecin, qui sont des transcriptions de ses pièces pour violon avec une couleur et une ornementation toute française.
Au programme, une sarabande en rondeau titrée : Tendrement.

Le concert se terminera avec une autre « Sonata a tre » de Telemann à l’influence italienne évidente.

Calquée sur le modèle de la Sonata da chiesa: Largo, très vocal et cantabile; Vivace, en style fugato où les trois instruments se poursuivent en se passant les mêmes motifs ; Dolce, très belle mélodie qui passe d’un instrument à l’autre ; Vivace, autre fugato tout en syncope à la virtuosité débridée.